C A R R É J U P I T E R - S A T U R N E : le Grand Virage - 20 décembre 2024 - 10 janvier 2025
Apollo 11 décolle de Cap Canaveral, 16 juillet 1969. Domaine public.
Entre le 20 décembre et le 10 janvier aura lieu le deuxième carré entre les planètes Saturne et Jupiter (il est exact la veille de Noël, cadeau).
Le vieux Saturne symbolise notre verticalité, notre intégrité, notre colonne vertébrale, notre principe de réalité. Il nous sépare pour faire de nous des individus. Il souligne notre différence pour que nous puissions tenir debout face au monde, et être à notre juste place (et jamais à celle d’un autre). Jupiter, son fils, symbolise l’horizontalité, l’intégration, les bras qui s’ouvrent, le principe d’expansion. Il nous relie (et nous allie) au groupe. Nous ne sommes plus seul face au monde, nous sommes avec lui.
Lors de ce deuxième carré, Jupiter « l’emporte » sur Saturne, et demain l’emporte sur hier. Cette transition entre la fin de l’année 2024 et le début de l’année 2025 marque un virage important : nous sommes à présents assez construits pour dire adieux aux limitations de la vieille structure - tout en conservant sa sagesse - et nous ouvrir à de nouveaux possibles. Jupiter nous permet d’entrer dans de nouveaux espaces, de participer à un tout social plus vaste. Il intègre à nos vies, à nos consciences, des possibles que nous n’aurions pas nécessairement envisagés avant. Il suffit d’ouvrir la porte.
Un carré croissant est une crise d’action. La période peut imposer que nous nous « lancions », comme une fusée sur sa rampe. Il s’agit en effet de nous détacher du passé sans savoir où nous allons, de prendre une décision, d’oser une rupture de schéma. Cette tension entre Saturne et Jupiter nous confronte à la peur de l’inconnu et du vide, à la crainte de nous tromper. Elle peut générer du stress par rapport à notre capacité à oser faire, mais elle symbolise également un grand moment de liberté. On se sent libre quand on créer. Et créer c’est précisément faire naître quelque chose de l’inconnu, du chaos d’où la vie émerge.
Oser ce carré c’est élargir notre monde. Donner plus d’espace à notre réalité. C’est penser autrement ce que nous avons passé des années à envisager d’une certaine manière.
N O U V E L L E L U N E E N S A G I T T A I R E - 1er Décembre 2024
Trader Horn nuzzled a young friend at Roosevelt Raceway, 1959. Donald Uhrbrock The LIFE Images Collection/Shutterstock
Le sagittaire cherche à vivre une vie qui a un sens, et dont le sens a pris racine au plus profond de son être. Il veut aussi transmettre ce sens qui l’habite, transmettre l’amour de l’existence.
Il arrive que son enthousiasme et son optimisme deviennent « persona », tentative de fuir sa souffrance et de la masquer. Au contraire, il doit lier une relation intime avec elle, l’apprivoiser.
Il peut parfois se réfugier dans les principes abstraits de la vie qu’il faudrait vivre, perdant par là la proximité de la relation, la justesse de l’instant. La certitude est un obstacle à la compréhension profonde du monde, au surgissement de l’imprévisible, à la grâce.
Alors… laisse l’imprévisible surgir. Dévie de ta route. Ta parole ne doit pas exister au dépend de l’échange, de l’écoute de l’autre et du savoir humble que sa perspective est valable. Ta capacité à guider l’Autre ne doit pas être une fuite de toi. Accepte de plier. Le dogmatisme n’est qu’un visage de l’angoisse.
Débarrasse-toi du sens que tu as donné à ta vie pour t’ouvrir au sens de la vie (Luc Bigé). Aie confiance.
Au meilleur de toi même, créer des ponts : entre l’ici et là bas, entre l’intérieur et l’extérieur, l’intime et le social, le proche et le lointain. Soit l’arc qui plie, vibre, et décoche. Soit aussi la flèche : accepte de lâcher, fait confiance à l’inconnu qui s’accomplit à travers toi.
Existe dans le monde et défend tes valeurs, mais sois également dans ton coeur. Construit toi dans l’intime, partage ta pensée personnelle et ne crains pas ton ombre. Enfin, ne cherche pas à convaincre, habite simplement ta parole. On t’écoutera.
G O O D B Y E P L U T O N E N C A P R I C O R N E - de 2008 au 19 novembre 2024
Andreï Tarkovski et son fils
Le capricorne est le squelette du zodiac. Il est les os blancs de l’ancêtre exposé à la lumière du soleil, au sommet de la montagne qu’il a passé sa vie à gravir. L’air est froid, pur et sec, les oiseaux chantent. Il repose à la jonction entre la vie terrestre et le ciel. Il a compris que la reconnaissance est une paix que l’on se donne, à chaque pas en avant d’une ascension personnelle qui demeurera toujours inachevée. Il n’y a pas de succès pour le capricorne, il n’y que la « joie saturnienne » de la route.
Les symboles du capricorne sont multiples et profondément enracinés dans notre culture contemporaine. Il est le vieux roi sûr de son système qui, inexorablement, sera détrôné par son enfant. Dans la chute de l’un et l’ascension de l’autre, les deux âmes se rencontrent et fusionnent dans le processus complexe de la transmission : l’enfant prend ce dont il a besoin pour avancer et laisse le reste à la terre. Parfois, le vieux roi lâche difficilement sa couronne. Le transit de Pluton en Capricorne a servi à détrôner le vieux roi, à casser une structure qui ne fonctionnait plus. Comment la remplacer maintenant ?
Et qu’attend-t-on d’un père ? d’abord la capacité à éduquer son enfant et à lui transmettre, par un mouvement actif et conscient, les valeurs qui ont participé à le construire. En ça, le père donne des re-pères, un cadre, et des limites. Les limites rassurent l’enfant et protègent sa psyché de l’inconnu, de l’inconscient, ces océans sans limites qui se déploient autour du réel, menaçant l’île sur laquelle l’humain cherche à s’incarner. Le père donne la loi, et par là une idée (subjective) du bien et du mal, du clair et de l’obscur, du moral et de l’a-moral (ou honteux). En définissant ces règles, il transmet à l’enfant une idée de sa place dans le grand monde social, dans le tissu du collectif.
Oui, le capricorne est avant tout une affaire de place.
Et puis on attend d’un père qu’il laisse la place. Qu’il s’efface au juste moment. Autrement, le poids de son empire nous écrase et nous ne pouvons plus nous renouveler.
Le transit de Pluton en Capricorne nous laisse avec des questions : qu’est-ce que l’autorité, la hiérarchie ? Comment penser ces pouvoirs là ? Peuvent-ils être vécus positivement aujourd’hui ? En verseau, il s’agira de réinventer.
P L E I N E L U N E E N T A U R E A U - 15 novembre 2024
Ce soir a lieu une magnifique pleine lune dans le signe du Taureau, conjointe à Uranus.
Le message de ces deux astres semble antinomiques : la lune en Taureau aspire à la stabilité, à la paix, à l’incarnation des valeurs auxquelles il s’identifie. Le Taureau conserve la vie, c’est son instinct premier. C’est par lui que nous découvrons nos besoins, puis la sensation de plénitude quand nos besoins sont comblés, et surtout le sentiment de notre propre valeur (la conviction personnelle et sereine que nous disposons de ressources intérieures sur lesquelles nous pouvons compter, que nous pouvons générer de l’abondance, que nous ne sommes pas vides). Quand l’enfant n’est pas écouté dans ses besoins, il développe une insécurité, une avidité. Il a besoin de se remplir, de s’approprier les choses, les gens, les lieux. Il cherche une confirmation externe de sa valeur car il ne la ressent pas à l’intérieur de lui.
Uranus conjoint à cette lune cherche peut-être à nous libérer de ce à quoi nous sommes attachés, et qui bloque notre aptitude à la joie. Il éveille ce qui était en état de sommeil, les potentialités nouvelles enfouies dans la terre; il veut nous ré-apprendre à voir, nous ouvrir à ce qui était jusque là hors de notre identité, nous donner confiance en nous. En cela, la valeur ce n’est pas l’argent, c’est savoir que l’on peut en gagner avec ce que l’on aime faire, construire avec nos talents, incarner. La lune en taureau, c’est retrouver le plaisir dans les jeux de la vie : faire, gagner, puis perdre et recommencer. Car « l’essentiel est invisible pour les yeux ».
Ce même jour, la planète Saturne, qui était rétrograde depuis la fin juin 2024, reprend sa marche directe dans le signe des Poissons. Nous sommes prêts à nous mettre en mouvement, à incarner certains choix après la réflexion plus lente et sérieuse de la rétrograde. Nous avons posé des repères concrets pour nous aider à naviguer les nombreuses transitions de cet automne. La période demande d’avancer pas à pas et d’évoluer en élargissant nos champs d’action, de conscience, de compréhension, à tout ce qui est inconnu, et oser faire ce nous n’aurions jamais envisagé auparavant.
N O U V E L L E L U N E E N S C O R P I O N - 3 novembre 2024
On a peur du scorpion comme on a peur de la Bête en soi, cette entité sublime et brutale qui lutte pour sa survie.
Le scorpion est sur-vie, reconnaissance d’un monde sans loi, sans éthique, sans raison. Un monde de désir, de combat et de passion. Il est ce qui existe en dessous de toute société, et constamment rejeté : le pouvoir, l’abus, l’emprise, mais aussi l’humilité face à la mort, le partage, la fusion et la sexualité.
Il est l’antithèse du territoire, puisqu’il ne respecte aucune frontière. Il fait effraction.
Le scorpion est une vérité, l’ombre qui donne sa profondeur au sourire. Il est une crise qui fait irruption sur les terres de la conscience. Il est Hadès surgissant du sol face à Korée. Il est la fin d’une vie coupée en deux, d’une vie vécue dans l’ignorance des profondeurs.
Il est la destruction nécessaire, l’authenticité, le soulagement du deuil. Il ne touche à rien de ce qui lui est essentiel.
Le scorpion est pur désir. Désir d’entrer dans la psyché de l’Autre, d’exciter ses passions, ses résistances et ses failles. Le scorpion aime profondément et sauvagement. Il veut posséder mais ce qu’il cherche à saisir est intangible : il veut l’âme plutôt que le corps. Il est, pour cette raison, le sexe sans le corps, l’invisible qui relie les âmes et les confond.
Il est aussi le destin qui, mystérieusement, lie deux êtres l’un à l’autre. Il promet des amours qui transforment.
P L E I N E L U N E E N B É L I E R - 17 octobre 2024
Il y a des lunes blanches et rouges, des lunes pour la tendresse et des lunes pour la guerre.
La lune en bélier est un peu des deux, elle materne d’énergie pure, elle nourrit d’une force au combat. La lune en bélier est brutale et asociale, franche et spontanée.
Elle est maladroite et peu adaptée aux lois des mondains, elle vit dans le vent et dans le souffle des animaux. Elle est seule car elle ne supporte pas les brides et les entraves. Elle est la vitesse de l’esprit avant que le corps ne freine. Elle est un feu dans la tête, un tourbillon d’idées, des intuitions d’avenir. Cette lune veut briser des chaînes sans savoir ou aller, elle existe dans l’impulsion et l’élan. Elle peine parfois à construire, car elle démarre tôt et se lasse vite. Mais sans elle, il n’y a pas de commencement.
Aux lunes béliers, ces femmes albatros maladroites au sol où pèsent les lois et les règles, mais libres comme l’air quand elles s’autorisent à voler.
à ma mère, dont j’ai hérité ma lune natale en bélier.
O D E À M A R S - septembre 2024 à février 2025
Ode à Mars.
Le guerrier du zodiac est entré en Cancer ce 4 septembre. D’ici au mois d’avril, il passera presque 5 mois dans ce signe et y stationnera rétrograde en hiver (6 décembre - 24 février). Une occasion pour parler de sa symbolique. (Photo: Laila Ali, championne)
Mars c’est notre volonté, notre agressivité, notre désir.
Il est la Masculinité, que Jung définit comme la capacité à « savoir ce que l’on veut et faire ce qui est nécessaire pour l’obtenir ». Simple en théorie, complexe en pratique. Et si ce que je désire entre en conflit avec le désir d’autrui ? Saurai-je affirmer mon besoin et mon envie sans craindre le rejet, la solitude, le manque d’amour ? Mars demande une expression saine et honnête de notre agressivité, une capacité à nous affirmer simplement, directement, de manière créative (car un mars refoulé est nécessairement destructeur).
C’est en attirant le monstre à la lumière qu’Hercule parvient à vaincre l’Hydre de l’Herne (et non en essayant de lui couper ses têtes, qui repoussent). Donc parfois, plutôt que de combattre dans la rage, une façon constructive d’exprimer Mars est de mettre en conscience et en compréhension ce désir que nous ne nous autorisons pas à vivre. Une conversation franche peut suffire.
Les plus grandes difficultés relationnelles proviennent de mars : refoulement de la colère, ou excès (qui ont tous deux la même origine : une impuissance ressentie dans l’enfance), critique et intolérance vis-à-vis de l’affirmation individuelle de l’autre, de l’expression de ses limites personnelles, de ses opinions (intimes, politiques, religieuses).
Un individu qui exprime son propre Mars respecte le désir de l’autre ; il n’a pas besoin de le faire adhérer à sa conviction, à le soumettre à sa façon de faire. Il poursuit ses objectifs et laisse l’autre s’occuper des siens. Quand les deux entrent en conflit, on communique.
Mars en cancer nous demande d’être particulièrement prudent. Dans sa vibration basse, il est susceptible, émotionnel, passif agressif, infantile et très dépendant (les dépendants sont de grands colériques - car quoi de plus inquiétant que de voir celui dont on dépend poser une limite et nous mettre face à notre responsabilité individuelle, à la nécessité de grandir et de subvenir à nos propres besoins ? Dans sa vibration haute, mars en cancer est généreux, créatif, sensible : il se bat pour défendre ses propres besoins et ceux des autres. Il construit des lieux de l’intime, il écrit, compose, ressent. Il sait demander mais n’impose pas. C’est ce que nous allons essayer de faire.
J’en reparlerai, mais dans son cheminement des prochains mois, Mars fera une longue opposition à Pluton. Or pluton ne représente pas nos désirs personnels : il symbolise le besoin émotionnel et instinctuel de l’espèce, le collectif, et avant tout la famille, en tant qu’ancien organisme tribal qui transmet de génération en génération son mode de survie particulier (Greene, 1993). Quand Mars entrera en opposition à Pluton, nous devrons sûrement faire face à cet héritage qui nous prédisposent à des schémas inconscient, en conflit avec notre désir personnel. Intégrer les deux de manière créative demandera une réflexion honnête sur les vestiges inconscient de ces mémoires familiales.
N O T E S U R L A V I E R G E (et nouvelle lune) - 3 septembre 2024
Aujourd’hui la nouvelle lune est exacte à 11 degrés du signe de la Vierge, en opposition à Saturne dans le signe des poissons, et carrée à Jupiter en Gémeaux. Cette configuration particulière est un puissant recentrage. Il s’agit de discerner ce qui nous convient de ce qui ne nous convient plus.
L’étymologie du mot « vierge » ne parle ni de chasteté ni de pureté. « Vierge », à l’origine, signifie « non mariée », ou encore « mariée à elle-même »: la vierge est celle qui épouse encore et toujours ses propres valeurs, son propre corps, son propre système. La Vierge n’aime pas se laisser influencer, elle se réajuste à chaque pas pour incarner ce qu’elle est réellement. Elle est exigeante. Elle cherche l’intégrité absolue. Mais que cette rigueur ne l’empêche pas de danser nue, de s’abandonner aux vents, de hurler à la lune. L’important est qu’elle se retrouve au matin pour prendre un moment seule, pour boire un verre d’eau.
Cette nouvelle lune est une pause, elle nous invite à chercher l’équilibre, à rester fidèle à ce que nous sommes personnellement et à ne pas se laisser polluer par le système d’autrui. Il n’est pas nécessaire de s’oublier ou de se fondre pour s’aimer (c’est ce que la Vierge apprend au Poissons). Nous devons nous différencier, créer des limites, penser notre pureté. Et se différencier implique d’être responsable, de ne pas blâmer le monde ou l’Autre pour ses méthodes défectueuses, l’obsolescence de son système, l’antiquité de sa pensée. Le système prend racine en chacun de nous. Si nous sommes pollué, il le sera aussi. Cette nouvelle lune est une liberté, celle d’être soi, de renouveler chaque jour cette fidélité à ce que nous sommes, pour pouvoir mieux servir le monde. Avant tout et tous, mariée à moi-même.
And happy birthday to me !
P L E I N E L U N E E N V E R S E A U et C A R R É S A T U R N E - J U P I T E R - 19 août 2024
Demain la pleine dans l’axe lion-verseau culmine en même temps qu’un puissant carré mutable entre Saturne, qui veut nous figer dans les eaux troubles du Poisson, et Jupiter en Gémeaux qui nous pousse en avant. Cette configuration planétaire nous encourage à assumer notre folie, notre fragilité, nos côtés doubles, nos côtés troubles, notre générosité et notre narcissisme, notre besoin de communauté et de solitude, notre désir d’avancer et celui, parfois tout aussi fort, de rester immobile.
Comme Gena dans une femme sous influence, la sphère mentale peut partir un peu en toupie, les émotions vibrer fort derrière les masques souriants de cet été olympique. Acceptez le doute. Acceptez l’égarement. Acceptez le changement. Ne pas rester figé. Nous sommes un peu dans le brouillard alors il s’agit d’expérimenter, de prendre des décisions avec humilité et de mettre un pas devant l’autre. Comme Gena, danser en spirale. Ne pas de se dire « j’ai raison, c’est dans cette direction »; les planètes nous demandent au contraire de vivre l’ambivalence de nos décisions et de notre nature, de vivre le doute, d’identifier les domaines où nous avons peur d’avancer tout en avançant quand même. On peut se sentir perdu tout en étant sur le bon chemin. Ce carré est le premier d’une trilogie : en août certaines choses nous viennent à la conscience, nous prenons des décisions internes. L’automne nous dira comment nous y prendre (là il faudra communiquer, s’organiser, expérimenter et trouver des solutions). Janvier nous mettra en action (le mental se taira au profit du corps, il faudra lâcher la peur au profit de demain), et au printemps une nouvelle cellule sera en place, née du virage que nous amorçons aujourd’hui.
Alors du courage et du coeur, de l’honnêteté vis à vis de nous mêmes et toujours, l’humour.
Je vous souhaite une très belle pleine lune.
J U P I T E R E N G É M E A U X - 26 mai 2024 au 9 juin 2025
Du printemps 2023 au printemps 2024 nous avons vécu Jupiter dans sa traversée du Taureau. Nous nous sommes posé la question de nos valeurs ; nous avons réfléchi à l’attachement (le taureau possède, entêté), et au détachement (la conjonction Jupiter-Uranus a voulu que nous nous libérions de certaines entraves). Le Taureau, qui parle de la terre, du calme, des densités du notre monde matériel, de la questions des limites, et de l’intégrité de nos espaces (qu’ils soient mentaux, relationnels, matériels, émotionnels), nous a permis d’établir un territoire. Avec le Gémeaux, ce territoire doit s’ouvrir. Le Gémeaux nous demande de changer d’avis.
Après une année sociale chargée en émotions, lesquelles ont pu nous muer en sourds, il s’agit de prendre un peu de recul et de retourner dans l’échange. Un échange sans violence, sans désir de conquête, un échange sans passion. Le Gémeaux converse comme il joue. Il ne prend pas les choses au sérieux. Il est double, conscient de ses paradoxes, il sait qu’il ne sait pas et que ce qu’il sait aujourd’hui, il le désapprendra demain, quand une autre connaissance lui sera devenue nécessaire. Il sait, comme Montaigne (et mes consultants savent que j’aime le citer), que « nous sommes, je ne sais comment, doubles en nous-mêmes, qui fait que ce que nous croyons nous ne le croyons pas, et ne pouvons nous défaire de ce que nous condamnons. » Le Gémeaux n’a pas peur de penser, et d’imaginer que le contraire de ce qu’il pense peut aussi être juste. Quelle qualité nécessaire en ces temps tourmentés !
Apprendre, c’est être constamment en mouvement, danser avec ses pensées, avec celles de l’autre, s’adapter. Les gens qui ont le Gémeaux prominent dans leur thème ont cette souplesse d’esprit, ce sens de l’humour, ce détachement qui manque aux fanatiques. Il ne s’engagent pas dans leurs certitudes ou dans celles des autres, ils « laissent ouvert ».
Le Gémeaux c’est le signe de l’adolescent qui se jette dans un monde de possibles, l’étudiant qui n’a pas à choisir de voie sociale, et qui cherche seulement à explorer. Qu’avons nous à réapprendre ? À étudier, à comprendre de l’Autre ? En quoi l’Autre est-il l’inversion nécessaire de ma propre posture ? Pourquoi cette dualité est-elle vitale à l’équilibre ? Pourquoi je me sens menacé par ce que l’Autre pense, par ce que l’Autre dit, par ce que l’Autre cherche à communiquer ? L’opinion de l’autre invalide-t-elle la mienne, ou nos deux postures peuvent-elles co-exister? Saurai-je me défaire de certaines certitudes pour m’ouvrir à de nouvelles possibilités de vie, à de nouvelles personnes, à de nouveaux lieux (le Gémeaux est maître des petits déplacements)? Comprendrai-je un jour que je ne sais rien ? Et enfin, surtout, saurai-je m’extraire de mes grands discours, de mes grandes théories, pour exprimer humblement ce que « je » pense, sans chercher à dominer l’Autre?
Le Gémeaux (par opposition au Sagittaire, qui cherche les horizons lointains et les théories généralisantes), doit se rapprocher, personnaliser ses idées. Il ramène la vie à son expérience, la connaissance à la pratique, il choisit de vivre dans son quartier plutôt que de fuir au loin, il échange mais ne professe pas, il propose sans imposer. Il doit retourner à l’humilité des stades d’apprentissage. Il doit exprimer simplement ce qui est complexe, ne pas chercher à prendre de la hauteur. Car la connaissance du Gémeaux est horizontale, démocratique, fraternelle. Elle est de tous les lieux et de toutes les classes. Elle reconnait différentes manières d’apprendre. Elle n’est pas élitiste, ou mondaine. Le Gémeaux peut-être « book smart », ou « street smart », il ne reconnait pas la hiérarchie. Il apprend de l’Autre, Il aime écrire, dessiner, se balader en ville, vivre une multiplicité d’expériences. Il n’est pas enfermé dans la seule, l’unique réalité que le sagittaire élit souvent, bien au contraire.
Cette année est instable car elle nous demande de faire des choix. Ici ou là-bas ? Elle ou lui ? De cette manière-là, ou de cette manière-ci ? Nous allons nous sentir tiraillés, nous allons peser les pours et les contres, changer mille fois d’avis. Inutile de s’épuiser dans un désir de réponse prématurée. Il faut vivre le moment. 2025 sera l’année des réponses, de la décision, de la direction, et de la lucidité. 2024 est tout le contraire : c’est l’exploration, la réflexion, la découverte, c’est la dualité. Car deux choses bonnes peuvent être bonnes et également possibles, pour des raisons différentes. L’un n’exclue pas l’Autre, il est la condition nécessaire de son existence. Dans cette forêt des réels et de leurs doubles, nous cherchons notre identité, notre intuition personnelle. Celle-là est unique, et elle nous permettra de trancher. Mais pas maintenant. Attendons encore un peu, laissons ouvert.
P L E I N E L U N E E N S C O R P I O N - 23 avril 2024
Voilà la pleine lune en scorpion : énergie de la perte et du renouvellement. Elle nous murmure « rien de ce qui est essentiel ne se perd ». On rattache beaucoup de choses à notre identité : une relation, un lieu, des possessions matérielles. La tangibilité de ces liens nous rassure, et quand vient le jour de son obsolescence elle nous entrave. Il arrive que nous n’arrivions pas à lâcher, et cette opiniâtreté est parfois une souffrance plus grande que l’abandon, que le lâcher prise. La pleine lune en scorpion nous demande de faire confiance à la vie et à son mouvement qui, inexorablement, transforme ce qui n’a plus lieu d’être pour nous permettre d’accéder à un autre étape. Une version plus authentique et essentielle de ce que nous sommes, et dont la vérité est intangible. Que se passe-t-il quand je cesse de contrôler, de défendre, de lutter ? Comment trouver la sérénité dans l’abandon? Dans la certitude que tout se fera pour le mieux? Le scorpion c’est faire confiance en la mort, car sans elle on vit trop mal, sans elle on a peur de tout. La vraie victoire du scorpion, c’est d’arrêter de lutter face à la mort.
Et le très jeune Henri David Thoreau écrivait dans son journal : « Laissez-moi comprendre que je suis souffrant, et j’irai bien. Nous ne devrions pas toujours repousser cette impression d’insignifiance, mais l’accueillir et la choyer avec empressement. Arrosez l’ivraie jusqu’à ce qu’elle fleurisse, cultivée, elle donnera des fruits. Il y a deux chemins vers la victoire : lutter courageusement - ou abandonner. Nous n’avons pas encore appris combien de peine nous épargnerait la seconde solution. ». photo Henri Cartier Bresson
J U P I T E R - U R A N U S C O N J O N C T I O N - printemps 2024 (exacte le 21 avril 2024)
La conjonction Jupiter Uranus en Taureau est l’événement astral le plus important de l’année, car il a lieu tous les quatorze ans. Le taureau est le plus terrien des signes du zodiac, c’est un symbole de fécondité, tant au niveau du sol que de l’esprit. Il est l’énergie de l’incarnation, de la densité, de la matérialisation, il est une part stable de notre réalité. Uranus vient déranger le Taureau immuable et nous permet de mettre en route sa puissance créatrice, qui autrement tend à stagner. La conjonction nous bouleverse, nous déstabilise, elle invite à une prise de conscience (qui pourra être difficile à vivre pour certains, libératrice pour d’autres). Il s’agit de comprendre que nous pouvons nous ouvrir à d’autres possibilités. C’est un moment clef d’affirmation personnelle, d’expression et de liberté. C’est une autorisation à incarner notre différence sociale, notre inventivité, notre avant-gardisme.
Jupiter et Uranus ont, dans leur nature, un symbolisme contradictoire : le premier cherche la cohésion, le rassemblement, la stabilité, le second c’est la différenciation, le renouveau, la radicalité et le besoin d’être libre de toutes attaches. Vécue positivement, cette conjonction marque l’émergence d’une idée nouvelle et la faculté de l’appliquer à notre réalité concrète, matérielle. Car Jupiter et Uranus bouleversent notre rapport à la matière : que ce soit notre lien au corps (corps choqué, électrisé), à la nature, à l’argent, aux endroits, à notre métier, au mode de fonctionnement pragmatique et quotidien de certaines relations. Ils invitent à la réforme, ou à la révolution, nous aidant à sortir de situations aliénantes, pesantes ou bloquées.
La conjonction peut nous aider à saisir des opportunités, à oser le changement. Le doute devient une condition nécessaire à notre évolution. Nous comprenons que rien ne nous attache à une façon d’être, que nous pouvons entrer dans le monde autrement ; il s’agit maintenant de dépasser notre peur de l’inconnu et oser créer, re-créer les conditions de notre existence.
N O U V E L L E E N B É L I E R (et éclipse) - 7 avril 2024
Demain 8 avril la Nouvelle Lune et Eclipse en Bélier sera également conjointe à l’astéroïde Chiron, « le guérisseur blessé ». Là où passe Chiron dans le ciel, nous devons travailler un sentiment d’inadéquation, une douleur liée à la symbolique du signe concerné. Dans le cas du Bélier, c’est notre guerrier intérieur qui souffre, tout particulièrement notre capacité à nous donner naissance, à dire « Je », à exister pour nous-même et par nous-même. Le Bélier doit s’élancer seul, c’est ce qui le grise et l’effraie tout à la fois. Son projet est inédit et individuel, il ne concerne personne d’autre que lui. Mais pour que ce projet puisse exister encore faut-il le décider, oser un choix sans craindre de se tromper. Or comment savoir puis affirmer ce que nous voulons réellement ? Comment écouter le message de notre âme et l’acter sans craindre l’isolement et la solitude ?
Pour comprendre la symbolique du bélier, premier signe du Zodiac, il faut se figurer la naissance comme événement. Avant de naître, nous existons par notre mère et à travers elle nous communions avec l’Infini. Notre origine c’est la transcendance, l’union, la confusion des âmes. C’est ce que nos manques viennent constamment nous rappeler. Mais viennent des moments dans l’existence (et cette humble éclipse en fait partie) où il faut rassembler notre courage, notre volonté, faire face à notre peur du vide et nous séparer. La séparation d’avec la mère par la naissance c’est la première décision individuelle, le dépassement de la plus grande peur. L’enfant à naître ne sait rien de la vie à venir, il n’a jamais respiré ce nouveau monde, mais il sait qu’il doit s’y jeter. La pulsion est plus forte que lui. Il faut vivre ou risquer mourir.
Une vie sans décisions, sans renouveaux, sans tables rases et sans cris, ce n’est pas une vie. A l’aube de cette éclipse, il est crucial d’écouter notre coeur battre, notre pulsion de vie, laisser gronder le tonnerre de la naissance, le souffle des nouveaux départs. Il faut laisser notre âme habiter le monde.
photo @marielaurededecker47
P L E I N E L U N E E N B A L A N C E (et éclipse) - 25 mars 2024
Cette pleine lune nous demande de sortir de l’illusion de la relation pour entrer dans sa réalité. Elle nous montre où l’on se perd, où l’on se falsifie par peur de ne pas être aimé, par peur d’être rejeté. Là où l’on se penche excessivement vers l’Autre au risque de perdre l’équilibre.
On ne peut pas s’épanouir dans une relation sans un sens profond de notre individualité, de chemin personnel. On ne peut pas aimer l’Autre avec ce qu’il attend de nous, seulement avec ce que l’on est. On ne peut pas aimer sans prendre le risque de déplaire en dévoilant ce que nous sommes réellement. Alors cette pleine lune demande : suis-je en relation par peur de la solitude, pour combler un vide, par sécurité ? Ou suis je avec l’Autre pour le rencontrer, et apprendre à voir avec un autre regard ?
L’Autre n’est jamais là par hasard, il est là pour me faire travailler quelque chose d’essentiel. Ce qui me rend fou chez l’Autre c’est ce que je trouve inacceptable en moi, ce que je peine à exprimer (une affirmation, une vulnérabilité, une demande, une limite). Quand le travail est fait l’Autre ne me dérange plus, il a le droit d’être, simplement. Et j’ai le droit de ne pas répondre à ses demandes, d’être quelqu’un d’autre que ce qui lui manque (ou lui a manqué dans l’enfance). Je lui propose un autre type de lien, tourné vers l’avenir et non plus vers le passé. J’ai trouvé ma place, j’ai fait la paix avec lui, et avec l’Autre en moi.
N O U V E L L E L U N E E N P O I S S O N S - 10 mars 2024
Le poisson est sous l’océan, inspiré par ces millions d’identités qui chuchotent, il a des visions, il entend des chants, des notes de musique. Il est connecté à l’âme du monde. Quand il danse dans la foule, il est la foule. Il ne sait pas très bien qui il est, personnellement . Il porte des couches de mémoires, d’histoires et de souvenirs, de rêves d’avant, et il s’y noie. Il est dans la compassion, dans l’indifférenciation ; il s’identifie à la souffrance. Il préfère porter le poids des autres plutôt qu’être sans eux. Il fait de la souffrance une identité, l’Autre devient lui, le dehors dedans. Il est envahit, comme un bateaux à la coque percée. À force d’être envahit il ressent parfois une profonde colère et peut même devenir violent. Mais le plus souvent il fuit. Il fuit la responsabilité d’être lui même. Il reste collé à la multitude. Il a peur de naître. Il a peur d’être seul.
Cette nouvelle lune est une invitation au lâcher prise. Elle nous demande de sortir du rôle de victime, ou de celui du bourreau, elle nous demande de tracer une limite en disant « Je ». « Je » n’ai pas à me sacrifier, ou à me sentir coupable. Je ne suis pas responsable de toi, je suis responsable de ma vie.
Le Poissons a son propre chemin, il accepte d’y être seul parfois. Il guérit le monde en se guérissant lui même. Il aime réellement l’Autre car il accepte le poids de sa propre solitude.
O D E A U C A P R I C O R N E - 16 janvier 2024
Les Capricornes sont des êtres sensibles et complexes, qui ont à renoncer à la reconnaissance à tout prix pour assumer « leur désir intérieur » (Gestas). Un Capricorne heureux se relie à sa sensibilité, à son rêve; il doit retrouver le chemin de l’enfance.
C’est parce qu’il a grandit trop vite; il nait déjà vieux, il sait certaines choses sans les avoir expérimentées, il est trop rigide, et il doit faire quelques pas en arrière pour retrouver sa spontanéité. Il doit apprendre à ne pas se limiter : que ce soit dans un foyer, un métier, un besoin d’argent, une structure qui étouffera sa qualité d’être. En contactant son enfant intérieur (qui a souvent été renié, les circonstances de l’enfance lui ayant demandé une maturité prématurée), il trouve ses véritables valeurs et peut alors construire un monde extérieur qui reflète ce qu’il est véritablement.
Le capricorne heureux n’a pas besoin de vivre dans le regard du monde, car le monde est vieux, tyrannique, il ne reconnait que ceux qui lui obéissent. Le capricorne ne doit pas s’identifier à la forme sociale, mais choisir sa propre architecture, le dessin de son âme. Au fond il sait très bien en percevoir les lignes essentielles. Et tout en restant intègre et rigoureux, il doit accepter que la vie est émotive, capricieuse, changeante, pleine de créativité. Il doit la laisser circuler, cette vie, rire de ses erreurs, glisser sur la montagne qu’il cherche à gravir. Et quand il arrivera au sommet de la montagne, il cessera de croire en elle (Bigé). Il se tournera vers le ciel, vers l’infini, et s’ouvrira à l’éternité.
Son pouvoir c’est sa solitude assumée, sa droiture, la reconnaissance de sa responsabilité absolue.
P L E I N E L U N E E N C A N C E R - 27 décembre 2023
J’ai souvent occulté l’énergie de ce signe dans ma propre vie. Il semblait entrer en grande contradiction avec mes velléités d’indépendance. Et pourtant…
Le cancer c’est l’endroit de notre thème où l’on est enfant, où l’on est dans le besoin, l’endroit où on a faim d’une sécurité affective que seule l’exclusivité peut offrir (celle avec soi, celle avec l’autre). On ne veut pas grandir en Cancer, on veut rêver, on prend les choses personnellement, on pense à soi, on est attaché à son passé, à son système familial, à des dépendances qui entravent notre ascension.
Et puis un jour, quand on travaille le sujet, le cancer devient l’endroit où l’on s’occupe de nos propres besoins mais sans trop emmerder l’Autre, l’endroit d’où l’on donne sans faire du receveur notre esclave (l’empêcher de grandir), l’endroit où l’on peut créer quelque chose de profondément personnel et le faire exister dans le monde social (vivre son rêve et non plus s’y perdre); c’est aussi là où l’on est vulnérable oui, mais sans nécessairement se sentir blessé, puisqu’in fine, rien n’est à prendre personnellement (les Toltèques l’ont dit). Les Grands Enfants savent devenir responsables sans perdre de leur innocence ou fermer les portes de leur coeur. Ils ont appris à se connaître.
N O U V E L L E L U N E E N S C O R P I O N - 13 novembre 2023
Aujourd’hui a lieu une Nouvelle Lune en Scorpion opposée à Uranus, l’éveilleur, le libérateur du zodiac. Le Scorpion est un signe profondément émotionnel, passionnel, il est dans le contrôle aussi, c’est la part de nous qui ne veut rien lâcher et qui est très souvent identifiée à sa souffrance. On parle toujours avec passion de ce qui nous fait mal, mais la souffrance est un lieu de profonde subjectivité, ou l’autre n’existe pas. C’est aussi un lieu de non liberté, car la souffrance enchaîne, elle empêche de voir le point de vue de l’autre et de se mettre à sa place.
Uranus nous demande de nous libérer ou plus précisément, de nous des-identifier de la blessure pour entrer dans la compréhension, une contrée beaucoup plus vaste d’où percevoir les autres, les choses, le monde. Uranus demande, très littéralement, de s’ouvrir à l’étranger, à l’Inconnu, à ce qui ne fait pas écho à notre propre histoire mais existe néanmoins. Uranus libère des blessures, il permet de prendre conscience que nous sommes plus qu’elles, au delà d’elles ; c’est le lieu où l’on comprend sans chercher à choisir, à ou s’identifier, c’est le lieu où l’on est libre d’être soi. Où l’on peut trouver la paix peut-être.
Bonne nouvelle lune
ECLIPSE DANS L’AXE TAUREAU-SCORPION - 28/10/2023
De la part d’un Ascendant Scorpion
Lâcher prise, c’est quoi ? c’est être imparfaits et heureux de l’être, accepter de ne pas être pas finis, de ne pas être prêts, de ne pas être courageux. C’est jouir de sa fatigue et de sa lassitude, cesser de prétendre, s’écrouler devant un film, rire de sa propre fragilité, ne pas se prendre au sérieux, ne pas prendre le monde entier sur ses épaules, seulement sa responsabilité. Ne pas être dans le fantasme de soi. Toucher à la simplicité. Parce qu’être parfait, ce n’est pas intéressant. Ça a même peu d’intérêt. Prenez une couverture de magazine : plus les retouches cherchent à mimer la perfection, moins c’est beau. Se tenir dans cette éclipse, c’est tenir son imperfection dans les bras, sentir ses limites, faire avec elles. Ne pas se justifier. Ne pas s’excuser d’être. Être à sa place seulement.
Enfin, être imparfait n’empêche pas d’aimer. Il faut aimer tout de suite. Avec toute son âme, toute son humanité. Aimer ceux qui ne sont pas d’accords avec nous, pas d’accord avec eux-mêmes. Imparfaits.
N O U V E L L E L U N E EN L I O N - 15/08/2023
Ces dernières semaines, le signe du lion a été mis à l’honneur. Vénus rétrograde dans la constellation du Roi pendant 40 jours (du 23 juillet au 4 septembre), et nous permet de réfléchir à nos valeurs personnelles : qu’est-ce que j’ai envie de remettre en question dans mon système de valeur ? Qu’est-ce qui m’a été transmis (le conditionnement) et dont je voudrais aujourd’hui me libérer (processus de déconditionnement) ? Qu’est-ce que j’aime ? ou Qui (on parle souvent d’un « retour des anciens amours » lors de la rétrograde de vénus) ? Qu’est-ce qui a du sens à mes yeux ?
Pendant cette période, nous sommes confrontés à nos propres contradictions au travers de conflits, de négotations avec ceux que l’on aime (ou avec soi-même d’ailleurs, cette rétrograde offrant l’opportunité d’un beau face à face existentiel). C’est un processus subjectif (il émane de l’intérieur de soi) dont le but est de nous reconnecter à ce qui est essentiel pour nous. Il s’agit ensuite d’affirmer (ou de ré-affirmer) ces valeurs auprès de notre entourage, voire d’en créer de nouvelles si certains modes de fonctionnement relationnels de nous conviennent plus. Le lion nous demande « d’oser et de gérer notre propre puissance » dit Luc Bigé, en s’exprimant à partir d’un centre : sans orgueil ni volonté d’écraser l’autre, mais avec simplicité et (si possible) sens de l’humour.
La première quinzaine d’août, Vénus voyageait très proche des Lunes noires en Lion (elle a même été conjointe à lilith les 8 et 9 aôut) ce qui a pu être douloureux pour certains, puis cathartique. La lune noire en lion n’est pas forcément agréable à visiter, mais elle a le franc mérite de savoir mettre en lumière les blessures (« la lucidité est la blessure la plus proche du soleil », écrit René Char // « the wound is where the light gets in », dit Rumi - vous comprenez l’idée). Le week-end dernier, Vénus était « casimi » avec le soleil (au même degré, côte à côte), permettant à de nouvelles solutions et résolutions d’advenir (casimi vient de l’Arabe kasmimi, qui signifie « dans le cœur ») : moment de connection avec notre vérité intime, et capacité de l’exprimer à l’autre.
Demain 16 août, la nouvelle lune sera exacte à 23°du lion (comme par hasard, c’est le degré où a eu lieu conjonction entre Vénus et la Lune noire le 9 août). Une nouvelle lune c’est un nouveau départ, tout simplement. Celle-ci vient clore une réflexion entamée en février dernier, lors de la Pleine Lune dans l’axe Lion-Verseau : c’est un nouveau possible, un commencement, une blessure acceptée peut-être. Cette nouvelle lune nous demande d’être authentique (et non dramatique). Or le lion n’est véritablement authentique que lorsqu’il connecte à sa part d’ombre, à l’inconnu qui rayonne dans l’obscurité de son être (nouvelle lune : union du soleil et de la lune dans un ciel d’encre, acceptation de l’obscurité où toute vérité prend racine). Demain nous saurons qu’un être véritablement puissant sait – et assume –ses parts de faiblesse.
P L E I N E L U N E E N S C O R P I O N - 3 mai 2023
Demain aura lieu a pleine lune en Scorpion. C’est également la dernière éclipse dans l’axe Taureau Scorpion, qui termine un cycle commencé en Janvier 2022 (quand les nœuds de la lune sont entrés dans ces signes) : le Nœud Sud actuellement en Scorpion représente notre karma, ces mémoires empêchantes qu’il faut lâcher, et le Nœud Nord en Taureau notre darma, vers lequel il faut tendre. Lâcher le Scorpion, c’est cesser d’analyser et apprendre être. Être sous un arbre, ou dans le regard de quelqu’un, être sur une piste de danse, en voyage, en famille, ou en couple, être dans une étreinte. Être là. Il n’y a pas d’ailleurs quand on a conquit le territoire du Taureau, cette île tranquille qui ne sera jamais menacée par les assauts de cet immense océan qu’est l’inconscient. On est bien dans son corps, en Taureau, et guérir par cet axe c’est d’ailleurs sentir que la psyché (Scorpion) est enfin descendue dans la sécurité du corps (Taureau), où elle peut exprimer tout son potentiel et l’actualiser. En Taureau il n’y a pas de « peut-être », de « mais », de « et si… », il y a « l’être » et le « faire ». On réalise le fantasme, on matérialise. Dans la configuration de cette pleine lune, c’est le Scorpion l’ennemi, vous l’aurez compris. Il est l’océan qui menace l’île : tumultueux, capricieux, cachant d’insondables profondeurs, intriguant par son opacité et son mystère. Il est le critique négatif à l’intérieur de nous, notre part de cynisme, nos pensées et nos émotions les plus extrêmes, notre côté « psy qui a tout compris mais n’a jamais appris à vivre ». Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Le scorpion cherche à voir au-delà de ce qui se présente à lui, pour découvrir ce qui ne se voit pas. Mais est-ce vraiment utile aujourd’hui ? Avons-nous encore besoin d’explorer la blessure pour vivre ? D’activer les conflits latents pour ne pas être pris par surprise ? L’éclipse nous répond que non. Le taureau saura se défendre si l’ennemi pointe son nez à l’horizon, mais il n’a pas besoin d’anticiper. Sa terre est la sienne et il sait l’habiter. Il nous raconte (et ce particulièrement demain) qu’il faut arrêter de chercher, car tout est là.
P L U T O N E N V E R S E A U
Pluton fait son entrée progressive dans le Verseau pour la première fois en 200 ans: du 23 mars 2023 au 11 juin 2023, puis à nouveau du 20 Janvier 2024 au 1er Septembre 2024. Et encore, du 19 novembre 2024 jusqu’au 8 mars 2043.
Talking about a revolution, c’est la chanson que j’écoutais en attendant la naissance de mon enfant. Son arrivée met un terme à plus d’une décennie de Pluton en Capricorne.
Période qui aura servi à remettre en question les structures rigides d’un système obsolète qui ne convient plus aux espoirs et au potentiel des nouvelles générations. L’heure est à la réforme, au progrès, au pouvoir collectif, , au cerveau, aux transformations scientifiques et technologiques ; l’heure est à a révolution du genre, aux nouveaux langages, à la tolérance, et à l’égalité.
Seulement Pluton ne fait jamais les choses en douceur. Son dernier séjour dans le Verseau est marqué par la Révolution Française, la Révolution Américaine, la Révolution Industrielle, par les Lumières… des bouleversements sociaux et technologiques conséquents, mis en place lors de décennies violentes et instables.
Pour modérer le potentiel destructeur de Pluton il va falloir faire avec amour. Dans sa brillance le Verseau oublie souvent l’amour, son pouvoir de guérison et de transformation. Le Verseau est fait de pensées mais n’a pas de corps, ni de cœur. Il est tolérant dans l’idée mais intolérant dans la pratique. Nous allons devoir faire attention à ne pas blesser ceux qui nous cherchons à libérer.
Nous devrions expérimenter nos idées, les confronter aux réalités matérielles, à nos corps, à nos sexualités ; nous devrions poser les téléphones et nous revoir. Sortir de la solitude et rentrer dans les groupes, construire ensemble, nous soutenir et nous éduquer. Exprimer nos vérités mais rester tolérants de celles des autres. Faire attention à nos amis, et aux étrangers. Faire de l’Autre un frère. En bref cette Révolution devrait être celle de l’amour, si nous voulons qu’elle nous permette de progresser réellement.
N O U V E L L E L U N E E N S A G I T T A I R E - 23 novembre 2022
Aujourd’hui a lieu la Nouvelle Lune dans le signe du Sagittaire, qui est pour moi celui de l’engagement et de la foi. Que veut nous dire cette saison du Sagittaire ? Le Centaure est l’enseignant du Zodiac, il donne un sens, par la parole, à ce que nous avons senti dans les profondeurs du Scorpion. C’est la part de nous qui transcende l’émotion pour prendre de nouvelles directions. Cette fin novembre marque donc le coup d’envoi d’une saison de feu, et de foi. L’enthousiasme brûlant de notre part Sagittaire, son dogmatisme, son besoin puissant de trouver une philosophie de vie qui puisse sublimer notre condition, masquent souvent notre blessure et notre peur. C’est que l’énergie instinctuelle du Scorpion n’est pas loin derrière ; et notre part Sagittaire a beau viser le ciel, elle a les sabots sur terre et elle connait l’appel du monde d’en dessous. Le Centaure en nous a été blessé par Hercule et il ne guérira jamais. C’est ce tiraillement entre l’aspiration au divin (symbolisé par la flèche pointée vers les étoiles) et ce corps animal voué à une douloureuse incarnation dans la vie terrestre, qui est au fondement de la psychologie du signe. C’est la souffrance qui est souvent à l’origine de notre quête, de notre joie lumineuse et bruyante. Alors pour que la foi ne devienne pas fanatisme (et fuite), il est fondamental d’accepter notre peur : celle qui vient avec chaque grande décision, chaque grande avancée. Une fois la flèche tirée, il n’y a pas de retour en arrière. Et c’est cette crainte de « manquer » la cible qui est à travailler. Quand notre part sagittaire accepte la peur, elle la fait taire en riant, elle l’a dompte au fil de ses voyages, elle la transcende par la prière. Là où son opposé le Gémeaux hésite et dédouble les propositions, le Sagittaire en nous va choisir, et c’est dans ce choix que nous trouverons la liberté.
Bonne Nouvelle Lune !
pleine lune et eclipse en Taureau - 08/11/2022
Sebastiao Salgado
Aujourd’hui a lieu l’éclipse lunaire dans l’axe taureau-scorpion. Le scorpion est le signe du désir par excellence : « Que veux-tu ? » est la question posée par le Diable dans le roman de Cazotte, et analysée in extenso par Lacan. Y répondre demande parfois de se confronter à nos instincts, nos pulsions, nos démons aussi ; bref, tout ce que est du ressort de l’incontrôlable et que les représentants scorpion doivent au cours de leur existence apprendre à connaître et à naviguer. Toucher à l’énergie de ce signe, c’est entrer en collision – inévitablement et régulièrement - avec ce qui est potentiellement destructeur dans nos psychés mais oh combien puissant. Quand le désir est mis en mouvement pour créer, il peut faire des merveilles. Il transforme, il modèle, il teinte tout ce qu’il touche d’une inexplicable authenticité. Si le taureau est la maison, le scorpion est l’âme, le feu dans sa cheminée. C’est lui qui met en lumière les contours de notre vie matérielle, en nous aidant à distinguer le nécessaire du superflu. Le taureau a du mal à lâcher. Dans son grand besoin de paix et de tranquillité, il a tendance à s’identifier à ce qu’il a, et non à ce qu’il est ; il s’attache aux objets, aux lieux et aux gens. Prisonnier de ses habitudes il finit par stagner, par s’enfermer dans une prison de confort, tentant à tout prix de taire le conflit (et la vérité ?) qui l’anime en profondeur. Cette pleine lune en Taureau nous demande de laisser partir ce qui n’est plus nécessaire, de parler et de matérialiser à partir de notre désir. Risquer la perte pour trouver une paix plus authentique, basée sur la solidité de l’âme et non celle des habitudes et des possessions. Quand le scorpion et le taureau se prennent par la main, on voit se mettre en mouvement une force tranquille, un corps animé par le désir essentiel, le renouvellement. Une leçon de cette pleine lune, c’est que la paix véritable est une paix que l’on remet régulièrement en question.
La Nouvelle Lune en Balance - 25/09/2022
Quelques jours après l’équinoxe (qui signifie ‘égal à la nuit’) arrive la Nouvelle en Balance. L’entrée dans ce signe me fait réfléchir à la nécessité de faire des choix. Il me semble en effet que le destin de la Balance soit d’apprendre à choisir, à émettre un jugement là où elle préfèrerait rester égale, neutre, toujours au milieu, profitant de tout en parts égales. Selon Liz Greene, l’ambivalence et la difficulté à trancher de la Balance ne vient pas d’une inaptitude à faire des choix, mais d’une crainte de ses conséquences. En tranchant on se coupe nécessairement en deux, reléguant une partie de notre psyché au second plan. On s’engage aussi dans l’incarnation, puisque l’absence de choix et l’errance est une faculté de la pensée, alors que le choix permet de se poser et de construire. La balance n’aime ni le choix ni la réalité de la matière. Elle se coupe souvent de son corps d’ailleurs, car aucun corps n’est réellement à la hauteur de son exigence esthétique, pas même le sien. Les Balance ont cette faculté à naviguer des deux côtés de la vie tout au long de leur existence : se sentant tantôt masculin, tantôt féminin, tantôt corps, tantôt esprit. La quête du couple que l’on associe souvent au signe n’est pas tant affaire de romantisme que d’équilibre. L’homme balance, en quête de ‘féminin’, est réputé pour son raffinement et sa sensibilité à l’esthétique de l’environnement (qu’il incarne souvent et exige de l’autre), alors que la femme balance se caractérise pour par un esprit rationnel, une objectivité, un besoin de justice. En l’Autre, la Balance cherche cette part d’elle-même qu’elle a laissé de côté dans un choix passé : son âme soeur. Pour cette nouvelle, il serait peut-être judicieux d’observer l’Autre (un compagnon, une soeur, une mère, un enfant), et de réfléchir à cette part de nous que nous abandonnons en lui. Est-il temps de nous rassembler ? Ou simplement de réaliser que nous ne pouvons être tout à la fois, d’où la beauté de cette altérité qui nous entoure ?
la rétrograde de Mercure - 09/09/2022
Mercure Rétrograde dans les signes de la Balance et de la Vierge (9 Septembre au 2 Octobre). Or quand Mercure rétrograde, il retourne sur ses pas, un peu comme s’il avait laissé tombé quelque chose : une carte, une clef, un savoir. Il s’agit d’aller chercher et de ne pas se précipiter car - comme l’indique la carte du Pendu dans un jeu de tarot - nous n’avons pas encore toutes les données en mains. En retraversant la Balance et la Vierge, cette rétrograde nous interroge sur la nécessité du compromis relationnel (Balance) et sa limite, en somme comment faire ensemble sans compromettre notre intégrité individuelle (Vierge). La Balance obéit à des lois culturelles. Elle généralise, elle tente de faire société, de faire couple : c’est pourquoi elle est responsable du monde de la loi, de la justice, de l’art, et surtout de la Relation, ces éléments de cohésions nécessaires à tout ensemble. Mais la Vierge obéit aux lois de sa propre nature; et pour elle cette nature est parfaite en tout point, beaucoup plus équilibrée que les règles désincarnées conçues par l’esprit des hommes. Il y a dans le contraste entre Vierge et Balance cette dichotomie fondamentale entre la Nature et la Culture, entre l’Individuel et le Collectif, entre le Je et le Nous. La rétrograde de Mercure va chercher à négocier ces contrastes, à trouver des accords tout en respectant les limites de notre propre nature. Il s’agit de retrouver l’équilibre entre l’écoute de l’autre et l’écoute de soi, de comprendre qu’une relation n’est pas un Deux perpétuel, mais aussi deux individus distincts et intègres qui se tiennent face à face. Au delà de la morale, la clef d’une réelle entente demeure l’Amour. Dans la confusion que peut générer une rétrograde, on trouve un grand moment de clarté le 22 septembre, quand Mercure sera cazimi/conjoint au Soleil. Cette union marque un changement de saison, et probablement de point de vue si quelque chose bloquait. Le 10 octobre, un Mercure post rétrograde entrera à nouveau dans le signe de la balance, laissant le brouillard de son opposition à Neptune se dissiper. Ce sera le moment de communiquer sa nouvelle loi, et de voir comment elle sera reçue par l’autre.
La Pleine Lune en PoissonS- 10/09/2022
Nos Adieux à la Reine
La pleine lune en poisson est une transition, un bilan et le début d’une nouvelle ère. Elle nous demande de laisser partir une vieille croyance, un conditionnement qui nous empêche d’avancer. Le poisson est un signe chargé d’histoires qui ne lui appartiennent pas. En cela il est le champion du collectif, son sauveur, son martyr, le grand sacrifié aux causes universelles. Il s’identifie à la souffrance : c’est bien là le noeud de son identité. Dans son discernement le soleil en Vierge empêche notre part Poissons se laisser aller : et la pleine lune demande de nous des-identifier de la souffrance pour devenir des individus nouveaux. Cette souffrance, est-ce que j’en ai réellement besoin pour exister ? Mon identité repose-t-elle uniquement sur le passé ? Non, je suis aussi aujourd’hui et demain. Il est temps de guérir enfin, et de laisser reposer la Reine.
Plus concrètement, cette pleine lune est également le moment de la récolte : la Harvest Moon. Elle nous permet de constater le fruit de ces six derniers mois (au moment de la pleine lune en vierge), et d’en tirer profit. Il s’agit de dépasser la passivité contemplative du poisson pour mettre en terre nos projets, étape par étape, et trouver de la joie dans le processus. De l’humilité aussi. Car derrière l’idéalisme du poisson se cache peut-être un certain orgueil, la tendance à rêver beaucoup en faisant peu. Cette pleine lune, c’est la nécessité du passage à l’acte. Rêver oui, mais pour quoi ? Cette question de l’utilité de nos rêves et de leur mise en pratique est centrale à la pleine lune. L’axe poisson vierge est celui du service.
Jupiter devance la lune de quelques degrés dans le signe voisin du Bélier : il représente les possibilités d’action, l’énergie, l’émergence. Et Uranus est en sextile exacte avec la lune : planète de l’éveil, du renouveau, du choc. Accepter demain peut-être ? Se laisser surprendre par le Charles qui sommeille en nous.
Mars en Gémeaux - 19/08/22
La Longue Traversée
Mars entre demain dans le signe des Gémeaux pour une durée de sept mois (du 20 août 2022 au 25 mars 2023). Le guerrier du zodiac passe normalement deux mois dans chaque signe, mais sa longue rétrograde entre octobre 2022 et janvier 2023 lui permettra d’explorer en profondeur certaines problématiques. Quand une planète rétrograde, sa fonction et les propriétés du signe dans lequel elle semble « reculer » sont perturbées et remises en question. Mars nous pousse à aller à la rencontre du monde extérieur pour affirmer notre individualité et exprimer nos désirs, il parle de notre façon d’agir face aux autres. Son séjour dans la constellation indécise du Gémeaux va nous permettre de comprendre notre ambivalence quand il s’agit d’affirmer nos désirs (nos paradoxes), d’expérimenter une grande variété de façons de faire et d’ouvrir nos existences à de nouveaux possibles.
Contrairement à son opposé, le Sagittaire, le Gémeaux considère qu’il n’y a pas qu’une seule voie pour arriver à bon port. Signe d’ouverture au lien social, de communication, d’échange, la dualité du Gémeaux apporte un vent de légèreté : bouger, parler, explorer les nouveaux possibles dans notre environnement immédiat nous paraîtra plus facile. Cette souplesse doit nous aider à sortir de croyances personnelles trop rigides pour pouvoir nous adapter à des circonstances changeantes : en tant que signe mutable, cette période nous demande d’évoluer dans notre façon de penser (Gémeaux) et de faire (Mars). Notre part Gémeaux (présente dans chaque thème individuel) est profondément ambivalente : elle se construit dans le rapport à l’Autre. C’est la part de nous qui choisit souvent un « frère » symbolique pour incarner la part d’ombre, tout ce que nous ne parvenons pas consciemment à intégrer en nous. La traversée de Mars dans ce signe promet de révéler certaines dynamiques relationnelles, nos responsabilités dans les malentendus, la dimension « double » de notre parole.
Il est important de comprendre qu’avec Mars en Gémeaux, on ne sait pas nécessairement où l’on va : les six mois à venir sont en effet une période d’expérimentation et de découverte. Le but final apparaîtra dans plusieurs mois, révélé par l’expérience elle-même, par notre capacité à jouer avec la vie et les circonstances.
parole des signes - 01/07/2022
Bélier : “La tâche de l’homme est de se donner naissance. De devenir ce qu’il est potentiellement.” Eric Fromm
Taureau : “Alors, dit un homme riche, parle nous du Don. Et il répondit : vous donnez bien peu lorsque vous donnez de vos biens, c’est quand vous donnez de vous-mêmes que vous donnez vraiment.” Khalil Gibran
Gémeaux : “Nous sommes, je ne sais comment, doubles en nous-mêmes, qui fait que ce que nous croyons nous ne le croyons pas, et ne pouvons nous défaire de ce que nous condamnons.” Michel de Montaigne
Cancer : “L’appel du chez toi existe en chacun de nous. Ce lieu sûr où nous pouvons êtres tels que nous sommes, sans être remis en question.” Maya Angelou
Lion : “La lucidité est la blessure la plus proche du Soleil.” René Char
Vierge : “Je n’ai pas peur des tempêtes, car j’apprends à naviguer mon bateau.” Louisa May Alcott
Balance : “Il n’y a que deux sortes d’hommes: les uns justes, qui se croient pêcheurs; les autres pêcheurs, qui se croient justes.” Blaise Pascal
Scorpion : “J’ai le sentiment qu’il existe à l’intérieur de nous des territoires inconnus (…) Nous avons le sentiment de nous connaître alors que nous ne connaissons qu’une infime partie de nous-mêmes. La catharsis c’est se débarrasser de quelque chose. Je ne veux pas m’en débarrasser, je veux le trouver. Je ne fais pas ça pour chasser mes démons, mais pour leur serrer la main.” Sam Shephard
Sagittaire : “ La foi précède le savoir et se moque des définitions. En effet, c’est la foi qui mène au savoir et illumine son chemin.” Michel Aflaq
Capricorne : “L’expérience, ce n’est pas ce qui arrive à un homme. C’est ce qu’un homme fait avec ce qui lui arrive.” Aldous Huxley
Verseau : “L’enfer selon moi, c’est d’être coincé entre deux couillons devant un verre vide.” Jim Harrison
Poissons : “ Il n’y a d’autre réalité que celle contenue en nous. Voilà pourquoi tant de gens vivent des vies irréelles. Ils prennent les images extérieures pour des réalités et ne permettent jamais à leur monde intérieur de s’affirmer.” Herman Hesse
Extrait : “Dominée par un sentiment de flou, l'heure est pour l'instant à l'adaptabilité, à la décision individuelle, ajoute-t-elle. La jeune astrologue anthropologue Sarah Chouraqui décrypte à son tour : "Si les mots-clés de 2020 étaient deuil, peur, résistance et essentiel, 2021 est marquée par l'entrée de Jupiter et de Saturne en Verseau, qui propose un nouveau départ porté par une énergie cherchant à libérer d'un fonctionnement hiérarchique pyramidal." Et de prévenir : "Cette présence du Verseau dans le ciel jusqu'en 2024 laisse peser le risque de passer à côté de nos idées et de leurs réalisations, de ne pas arriver à incarner les changements voulus. Le Verseau exprime une forme de désincarnation." Ce n'est pas un hasard si le prochain ouvrage de Marie-Pierre Dillenseger, dont la parution est prévue le 16 mars, s'intitule Debout : la force de s'incarner (3).”